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Citations sur l'esperanto

de morico, 13 de junio de 2017

Aportes: 46

Idioma: Français

morico (Mostrar perfil) 13 de junio de 2017 16:51:45

COÛTS DU TOUT A L'ANGLAIS selon le rapport GRIN

       1) une position de quasi-monopole sur les marchés de la traduction et de l'interprétation vers l'anglais, de la rédaction de textes en anglais, de la production de matériel pédagogique pour l'enseignement de l'anglais et de l'enseignement de cette langue ;
       2) l'économie de temps et d'argent dans la communication internationale, les locuteurs non-natifs faisant tous l'effort de s'exprimer en anglais ;
       3) l'économie de temps et d'argent pour les anglophones, grâce au fait qu'ils ne font plus guère l'effort d'apprendre d'autres langues ;
       4) le rendement de l'investissement, dans d'autres formes de capital humain, des ressources que les anglophones n'ont plus besoin d'investir dans l'apprentissage des langues étrangères ;
       5) la position dominante des anglophones dans toute situation de négociation, de concurrence ou de conflit se déroulant en anglais. (pp.65-66)
       L'existence même de ces effets distributifs est peu connue ; il faut dire que les travaux qui les signalent (certains effets sont déjà mentionnés, en français, depuis longtemps déjà ; voir par ex. Carr, 1985) sont restés relativement confidentiels. À ce jour, ils n'ont pas fait l'objet d'évaluation détaillée (Grin, 2004a) ; mais les estimations préalables effectuées dans le chapitre 6 indiquent que ces montants se chiffrent en milliards d'Euros annuellement. Dans tout autre domaine de la politique publique, de tels transferts seraient immédiatement dénoncés comme inacceptables. (p.66)
       (...) il est possible de passer par l'enseignement des langues étrangères pour contenir l'hégémonie linguistique. (p.68)

morico (Mostrar perfil) 13 de junio de 2017 17:00:37

CONCLUSION GENERALE du RAPPORT GRIN

       Le constat final peut sembler amer. La politique que recommandait le "Rapport de la Commission du débat national sur l'avenir de l'École" est assurément la plus simple ; on a toutefois pu voir, au fil de la présente étude, que d'un point de vue de politique publique, c'est peut-être la plus mauvaise des solutions. Ce n'est pas, et de très loin, la meilleur marché ; c'est par ailleurs la plus inéquitable ; et elle condamne le français, et avec lui toutes les langues d'Europe sauf l'anglais, à la provincialisation. Certains parleraient même d'inféodation, avec toutes les conséquences géopolitiques et culturelles incalculables que cela comporte. Si une solution aussi peu attrayante est souvent recommandée, c'est sans doute parce qu'elle résulte d'une analyse effectuée à l'intérieur d'un cadre trop restreint. Étant donné qu'en l'absence de coordination, il existe une forte incitation à converger vers l'anglais, il est effectivement tout à fait logique de recommander qu'on l'enseigne et qu'on l'apprenne. Mais cela revient à ignorer toute la dynamique des langues. Celle-ci doit être prise en compte autant pour l'analyse que pour la formulation de recommandations. Le caractère très particulier de la langue, qui en tant qu'outil de communication donne naissance à des réseaux, mais qui est aussi un élément crucial de l'identité individuelle et collective, interdit les solutions simplistes. Il n'est guère surprenant, somme toute, que le fait de ne pas tenir compte (ou pas assez) de cette complexité puisse conduire à des choix inefficaces en termes d'allocation des ressources, injustes en termes de distribution des ressources, dangereux pour la diversité linguistique et culturelle, et très préoccupants en termes géopolitiques, tout en ayant l'apparence trompeuse de l'évidence.
       Il est donc nécessaire, pour sortir de l'impasse, d'élargir le cadre de la réflexion et de repenser la question de l'enseignement des langues étrangères avec une logique plus vaste, dans laquelle un plus grand nombre de paramètres puissent être réexaminés. L'une des conséquences les plus importantes d'un tel élargissement est qu'il replace la possibilité d'une coordination entre États au centre de l'élaboration des stratégies.
       Dès que le cadre est ainsi élargi, le problème change du tout au tout : s'il n'est pas facile, il devient soluble - pour le plus grand bénéfice du contribuable, de la justice sociale, et de la diversité des langues et des cultures. (p.106)
FIN DES EXTRAITS

       Lien pour télécharger au format PDF (696 Ko) le rapport de François GRIN : L'enseignement des langues comme politique publique (septembre 2005) :
http://cisad.adc.education.fr/hcee/documents/rapport_Grin.pdf.

       Remarque importante : à la réception de ce rapport, le Haut conseil de l'évaluation a transmis un avis au Ministère de l'éducation nationale. Dans cet avis, le troisième scénario envisagé par le professseur Grin ainsi que toute référence à la langue internationale Espéranto envisagé comme solution à l'enseignement des langues est totalement absent. Pourquoi ? (Avis du Haut conseil de l'évaluation de l'école, HCEE, n°19, octobre 2005)
       François GRIN :
       Doctorat en sciences économiques et sociales, mention économie politique, en 1989. Université de Montréal (1989-1991 et 1992-1993), University of Washington (Seattle) (1991-1992), Université de Genève (1993-1998) Université de Fribourg (1998), Vice-direction du Centre européen pour les questions de minorités (European Centre for Minority Issues, ECMI) à Flensburg, en Allemagne (1998 à 2001). Actuellement professeur d'économie à l'Ecole de traduction et d'interprétation (ETI) de l'Université de Genève Directeur-adjoint du Service de la recherche en éducation (SRED) du Département genevois de l'instruction publique. Professeur invité à l'Université de la Suisse italienne (USI) où il enseigne le cours de 'Contesti multiculturali e multilingui della formazione'.

morico (Mostrar perfil) 13 de junio de 2017 17:06:50

LA CLE POUR SORTIR DE LA TOUR DE BABEL,

 (Jules VERNE (1828 ­ 1905), écrivain français)

"La clé d'une langue commune, perdue dans la Tour de Babel, peut être seulement construite par l'usage de l'espéranto."

      


"L'espéranto deviendra certainement la langue commune de l'humanité."

       (BAKIN (Pa Kin, Bajin), écrivain chinois, président de l'Association des écrivains chinois, vice-président de la Ligue chinoise d'espéranto.)

raffadalbo (Mostrar perfil) 13 de junio de 2017 19:31:30

morico: "Il faudra que l'humanité crée une langue internationale; sa grammaire sera si simple qu'on pourra l'apprendre en quelques heures; il n'y aura qu'une seule déclinaison et une seule conjugaison; il n'y aura point d'exceptions ni irrégularités et les mots dériveront les uns des autres au moyen d'affixes."
(20 novembre 1629. Lettre de René DESCARTES à son ami, le Père Mersenne)
Tres interessant. Je ne savais pas que Descartes avais fait une telle prophétie. ridulo.gif

Rozmador (Mostrar perfil) 13 de junio de 2017 22:21:54

Peut-être que Zamenhof l'a vue et qu'il s'est dit "tien mon Descartes, j'vais t'écouter mon ami" lango.gif

Sevechjo (Mostrar perfil) 14 de junio de 2017 19:34:23

Sympathiques ces citations, merci.

nana123 (Mostrar perfil) 15 de junio de 2017 05:41:45

This site is very interesting to follow.





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morico (Mostrar perfil) 18 de junio de 2017 17:27:28

Avantages de la domination linguistique pour certains, coûts et dépendance pour la très grande majorité.
Rapport GRIN (2005), extrait

[On observe] "la position dominante des anglophones dans toute situation de négociation, de concurrence ou de conflit se déroulant en anglais. (pp.65-66). Cet effet est peut-être le plus important de tous en raison de son omniprésence. Même si les non-anglophones font l’effort d’apprendre la langue anglaise, ils n’arrivent pas, sauf exception, au degré de maîtrise qui garantit l’égalité face aux anglophones de naissance : égalité face à la compréhension, égalité face à la prise de parole dans un débat public, égalité dans la négociation et le conflit.

Pour éliminer ce désavantage, un investissement total de l’ordre de 12.000 heures d’apprentissage et de pratique serait nécessaire. A raison de quatre heures d’enseignement par semaine et 40 semaines de cours par an, il faudrait 75 années de cours pour atteindre ce total et approcher ce niveau de compétence.

Pour la majorité, les possibilités réelles d’apprentissage ne suffisent pas à acquérir une pleine aisance dans la langue, ni surtout un accent natif ou presque. Les non-anglophones sont alors inévitablement soumis à l’insécurité et au ridicule - qu’ils s’en rendent compte ou non. Les effets en sont très difficiles à chiffrer, mais il ne fait guère de doute que l’avantage concédé aux anglophones par tous les autres (hormis une très mince élite qui peut se permettre d’investir beaucoup dans l’acquisition de l’anglais à un très haut niveau) est considérable."

morico (Mostrar perfil) 18 de junio de 2017 17:31:34

La fonction propédeutique de l'espéranto.

Claude PIRON Le défi des langues,
http://claudepiron.free.fr/articlesenfrancais/tremplin.htm


Qu'est-ce que cela veut dire en pratique? Qu'une année scolaire d'espéranto avant l'étude d'une autre langue fait gagner au moins une année à celle-ci. L'expérience a été faite suffisamment, en Grande Bretagne, en Finlande, en Allemagne et dans d'autres pays pour qu'il n'y ait aucun doute. Les élèves qui font un an d'espéranto et cinq ans d'anglais sont aussi bons ou meilleurs en anglais que ceux qui ont fait six ans d'anglais. Je dis «anglais», mais j'aurais pu mettre «allemand», «latin» ou «russe».

morico (Mostrar perfil) 18 de junio de 2017 17:32:44

Langue INTERNATIONALE par CREATION et par DESTINATION

Gaston WARINGHIEN, ABC d'espéranto à l'usage de ceux qui aiment les lettres, point 66

« L'Espéranto offre donc ce paradoxe, que parent des langues de l'Europe occidentale par l'étymologie de ses racines, il ressemble par sa structure interne aux langues [agglutinantes et isolantes] de l'Orient[...].[En effet] chaque élément de pensée s'exprime par un élément de vocabulaire distinct, indépendant et combinable à l'infini. Il ne s'est pas borné à se proposer l'internationalité comme but de ses efforts, il en a fait la raison de son existence, la loi même de son être, « ses os et sa chair ».

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